mercredi, 05 mars 2008

Réunion Salle H. Alberge

eric-discours.jpgDiscours de Éric

Cher amis, c’est avec grand plaisir que nous vous accueillons ce soir pour la dernière ligne droite de cette campagne électorale.

A moins d’une semaine du premier tour des élections municipales, le choix qui s’offre aux raphaëlois est clair et simple : 4 listes. 3 de droite, une seule de gauche : la nôtre.

En effet, même si nos trois adversaires s’emploient ardemment à nuancer, gommer, voire supprimer leur couleur politique, personne n’est dupe : se présentent face à nous une liste d’extrême droite (si inexistante pendant cette campagne qu’il n’est pas nécessaire d’en parler), une liste MODEM qui n’a même pas su mériter l’aval de son parti, et une liste UMP.

Il faut être clair : se présenter sous les couleurs de l’UMP, c’est représenter le parti qui dirige notre pays à l’heure actuelle. Un parti qui prône une politique profondément inégalitaire, qui se coupe de plus en plus des couches populaires en affichant clairement ses accointances avec les grands industriels.
Être un candidat UMP, c’est se réclamer de la même veine que l’hyperprésident qui nous dirige et qui se discrédite chaque jour un peu plus auprès des français.
Voter pour un candidat UMP au niveau local, c’est donc renforcer le pouvoir en place au niveau national. M. Ginesta n’est pas seulement le maire sortant, il est le représentant local de la politique de M. Sarkozy. M. Ginesta le sait. C’est pour cela qu’il tente de contourner cette « mauvaise publicité » en ne portant pas haut et fort les couleurs de son parti.

En face, on avance donc masqué, comme gêné par une étiquette politique devenue encombrante. C’est un choix ; ce n’est pas le nôtre
Nous, nous le répétons, nous le revendiquons, nous présentons une liste de gauche conduite par le parti socialiste.

Aujourd'hui les français s’aperçoivent qu’une politique faite de magouilles avec les grands industriels, une politique people, une politique sans projets réfléchis établie uniquement sur des effets d’annonces ne peut pas fonctionner.

  • On ne peut pas annoncer de nouvelles mesures et les contredire le lendemain.
  • On ne peut pas se faire élire sur un projet qu’on se dit quelques mois plus tard incapable de mener à bien.
  • On ne peut pas demander aux français des efforts lorsqu’on mène une vie de jet-setter.
  • On ne peut pas insulter ceux qu’on est censé représenter.
  • On ne peut pas tout décider seul. On ne peut pas diriger un pays – et au même titre, une région, un département, une ville - au gré de ses humeurs, au hasard de ses coups de tête.

Contre cette politique que nous récusons fermement, c’est pour nous un honneur et une priorité de présenter un véritable projet de gauche, fidèle aux valeurs qui nous fédèrent et nous ont fédérées par le passé. Mais c’est aussi une responsabilité, dans le contexte national actuel, que celle de démontrer qu’une gauche unie, une gauche pragmatique une gauche réaliste, une gauche forte, existe, ici, à saint Raphaël.

Un projet politique ne peut se faire que par la concertation d’une équipe. Qu’en travaillant en détails sur les dossiers, en mettant à profit les compétences et l’expérience de chacun. Un projet politique ne peut être cohérent que s’il est fait par et pour les citoyens.
Notre programme est celui d’une équipe, celui de citoyens d’horizons divers, d’âges divers, réunis autour de valeurs telles que l’équité, l’honnêteté, le réalisme politique. Chacun d’entre nous a à coeur que chaque raphaëloise et chaque raphaëlois se sente bien dans ville, c’est ÇA une politique Pour tous, avec Chacun.

Dans un récent article paru dans la presse régionale, M. Ginesta, peut-être à court d’arguments pour son propre programme, a fait preuve d’une certaine légèreté : Il accuse notre liste et la gauche en général à saint Raphaël, de ne pas être ouverte à la jeunesse. La profondeur politique de cet argument laisse songeur… Mais en dehors de son manque de pertinence, cet argument est surtout absolument faux. En effet, sur les 39 colistiers que nous présentons, 25 sont plus jeunes que M. Ginesta lui-même ! Et près de la moitié sont des actifs.

Je suis, personnellement assez bien placé pour témoigner de l’ouverture aux jeunes dont fait preuve la gauche raphaëloise : je n’ai que 26 ans. Si Colette Pitol-Laugier m’a fait confiance pour être son directeur de campagne, pour être second sur la liste et pour participer très activement à cette campagne, c’est bien qu’il y a une réelle volonté de faire participer des raphaëlois de tous les âges, de toutes les catégories socioprofessionnelles. Je le répète : on ne peut être près des gens, que lorsqu’on s’efforce de les représenter réellement.

De plus, le maire sortant, qui a manifestement du mal à se voir vieillir, ajoute à la fin de son entretien qu’il se bat « pour que les jeunes qui sont dans le dernier tiers de [sa] liste puissent accéder aux responsabilités municipales afin de les former » (ce sont se propres mots) .Je vous laisse encore seuls juges de la pertinence de cet argument ! On nous demande de voter massivement pour une liste qui relègue ses jeunes aux postes de figurants, aux dernières places de la liste ! Si l’accession des jeunes aux responsabilités municipales était vraiment un « combat » pour M. Ginesta, il les aurait placés plus haut dans sa liste, de manière à ce qu’ils soient éligibles. Dans notre liste Pour tous, avec Chacun, l’expérience côtoie le dynamisme, les jeunes ont réellement part au débat. Actifs et retraités, jeunes et expérimentés, nous sommes tous là aujourd'hui pour proposer un réel changement à la tête de notre ville. Il est temps de s’occuper de tous les raphaëlois qui se sentent délaissés par la politique souvent élitiste de la mairie en place.

C’est le cas, pour y revenir, de la jeunesse. En effet, si la promotion des jeunes de la liste UMP semble préoccuper M. Ginesta, la jeunesse de Saint Raphaël ne suscite pas tant d’intérêt dans son programme. Saint Raphaël a besoin d’une réelle politique pour la jeunesse, c’est un des grands chantiers que nous nous proposons de mener avec, notamment, l’organisation d’un festival annuel « jeunesse et création » orienté vers les nouvelles tendances artistiques et technologiques (Hip-hop, courts-métrages, musique électronique ….). Il est indispensable d’initier à Saint Raphaël une réelle démarche d’animation pour les adolescents et les jeunes adultes. Nous devons nous doter de vraies structures culturelles et sportives, ouvertes à tous et proposant des activités variées. Les jeunes qui n’ont pas la chance d’avoir des parents fortunés à Saint Raphaël doivent user beaucoup d’imagination pour occuper leurs week-ends ! J’ai personnellement envoyé un e-mail à la mairie pour demander où on pouvait aller jouer au football sans être licencié dans un club. On m’a gentiment orienté sur la base nature à Fréjus!
De manière plus générale, Saint-Raphaël perd sa jeunesse.
Trop de jeunes raphaëlois quittent la ville pour leurs études et ne reviennent plus, faute d’emploi, de logements, avec le sentiment que cette ville n’est plus faite pour eux.
Saint Raphaël a pourtant les moyens de s’occuper de sa jeunesse, il ne manque que la volonté politique d’une mairie vieillissante et clientéliste.

colette-discours.jpg Les grands projets qu’il est nécessaire de mener à Saint Raphaël ne pourront voir le jour qu’en menant dès aujourd’hui une politique qui n’oublie personne, qui se préoccupe des problèmes concrets des raphaëlois, une politique Pour tous, avec Chacun.
Je vous demande donc d’accueillir avec les plus chaleureux applaudissement celle à qui nous faisons confiance pour mener cette politique en laquelle nous croyons : Colette Pitol-Laugier!

Var-Matin : Dans la dernière ligne droite

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Var-Matin : La mémoire de l'eau

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